Balades londoniennes [#1] De Maida Vale à Notting Hill

Parce que ces Carnets ont également vocation à voyager, direction Londres. J’adore cette ville, où j’ai la chance de me rendre régulièrement car l’une de mes proches amies y habite. A chaque fois, je prépare des itinéraires de promenade pour découvrir un maximum d’endroits nouveaux, tout en repassant dans mes quartiers préférés (qui ne sont pas forcément les plus touristiques). Au programme pour ce premier épisode : Saint John’s Wood, Maida Vale, Little Venice et Notting Hill.

Saint John's Wood, London © Corinne Martin-Rozès (1083)2Direction la station de métro St John’s Wood. En sortant, prendre Wellington Road puis tourner à droite dans Circus Road. Quartier cossu, résidentiel, très arboré, avec de fabuleuses glycines. Un peu groupie, j’ai envie de voir la maison qu’a longtemps habitée Paul McCartney au 7, Cavendish Avenue. Pas facile pour autant de la trouver, certains propriétaires ont tout bonnement retiré leur numéro afin, je suppose, d’être tranquilles… Heureusement, un artisan qui fait des travaux à proximité s’amuse de me voir chercher et pointe du doigt une demeure : « This one » me dit-il dans un sourire. Déception, car c’est loin d’être la plus jolie villa de la rue…mais qu’importe, après tout. Back on Circus Road, puis je tourne à Saint John's Wood, London © Corinne Martin-Rozès (1083)5droite sur Grove Road pour trouver les studios d’Abbey Road où ont enregistré les Beatles bien sûr, mais aussi Pink Floyd, Kate Bush, Oasis ou Radiohead. Là en revanche, difficile de rater l’immeuble : il y a, au niveau du fameux passage protégé, des attroupements de chaque côté de la rue et les touristes se font prendre en photo, ce qui bloque le trafic. Un vrai bazar. Quant aux studios eux-mêmes, leur aspect extérieur n’a rien d’impressionnant, j’avoue avoir été plus intriguée par les graffitis ornant le mur d’enceinte. Il paraît que l’on peut les visiter virtuellement, mais c’est tout, car ils sont toujours en activité.

 

De Maida Vale à Little Venice

Nous revenons sur nos pas et empruntons Hall Road, puis Sutherland Avenue, direction le quartier de Maida Vale, avec ses larges avenues aux imposantes demeures mitoyennes, parées de briques rouges et de carrelages noir et blanc. Visuellement, une fois de plus, un enchantement…

The Warrington © Corinne Martin-Rozès (1009)05Au niveau d’un grand rond point, au 93 Warrington Crescent, on repère facilement le Warrington Hotel : cela tombe bien, je voulais y passer. Cet endroit incroyable, construit en 1857, a été rénové sans aucune concession à la décoration moderne. Il paraît qu’il a été, un temps, une maison de passe, avant d’être repris et réhabilité. On est transporté un siècle en arrière : boiseries sombres, vitraux et frises Art Nouveau, moquette rouge, banquettes en cuir bordeaux… Il est encore tôt, nous sommes donc presque seuls pour prendre notre café dans ce lieu attachant où se retrouvent souvent (dit-on) les musiciens qui enregistrent à Abbey Road.

Fin de la pause. Nous descendons Warrington Crescent jusqu’à l’Eglise Saint Saviour, avant de bifurquer à droite pour prendre Clifton Villas. Au n°5A, sur le trottoir de gauche, se trouve l’entrée de Clifton Nurseries. Une sorte de jardinerie en pleine ville, avec épicerie fine, magasin de déco et restaurant : très joli (et assez onéreux, mais c’est pour le plaisir des yeux).

C’est bientôt l’heure du déjeuner, et j’ai ma petite idée : il fait beau et nous sommes tout près de Grand Union Canal. En continuant sur Clifton Villas, nous croisons Bloomfield Road que nous prenons à droite pour rejoindre la terrasse de The Waterway, un restaurant qui a (presque) les pieds dans l’eau et duquel on peut apprécier la vue sur les péniches.

Une salade et un verre de Prosecco plus tard, nous quittons cet endroit reposant pour une balade le long du canal, en remontant vers Little Venice, qui est en fait un point d’intersection entre plusieurs voies d’eau. Si nous avions le temps, j’aurais volontiers pris le bateau jusqu’à Camden (voyage que propose notamment la compagnie Jason’s Canal Boat Trip) : une promenade fluviale d’environ 45 minutes. Mais j’ai prévu autre chose.

 

De Whiteleys à Portobello

Nous quittons le quartier et nous dirigeons alors vers Paddington en prenant WestbourneWestbourne Birdge_London © Corinne Martin-Rozès01
Bridge
. Pas très rieur comme transition, limite cracra, mais Londres est ainsi : une ville de contrastes. Ouf, ça ne dure pas, puisque nous tournons vite à droite sur Bishop’s Bridge Road en direction de Bayswater, jusqu’à ce que nous croisions Queensway, que nous prenons à gauche. Si j’ai voulu venir ici, c’est en tant que fan de la série « Mr Selfridge ». Ceux qui, comme moi, se sont passionnés pour les aventures de Harry Selfridge (fondateur du grand magasin éponyme et homme d’affaires visionnaire) comprendront que j’aie eu envie de voir le fameux magasin qu’il a racheté aux frères Whiteley à la fin des années folles. Hélas, aujourd’hui, rien ne demeure de la splendeur passée de Whiteleys, à part le magnifique escalier central. On imagine ce que cela a pu être, on déplore ce que c’est devenu : une galerie commerçante assez bas de gamme, sans aucune unité esthétique. Tristesse.

 

Pour me remonter le moral, nous prenons la direction de Notting Hill en suivant tout simplement Westbourne Grove. Par ce chemin, on atterrit directement sur l’artère chic de Notting Hill où sont concentrées les belles boutiques, de Joseph à Jigsaw en passant par Emma Hope, pour les plus britanniques d’entre elles.

Comme il fait un temps splendide (alors que, paraît-il, il pleut à Paris), nous prenons place sur la micro-terrasse de The Continental Pantry (au 57, Ledbury Road) où nous dégustons un expresso accompagné d’un délicieux biscuit aux amandes.

Puis nous reprenons Westbourne Grove jusqu’à croiser Portobello Road où nous déambulons avec toujours autant de plaisir, d’autant que nous sommes vendredi et qu’il y a donc moins de monde que le samedi. Passage obligé chez Cath. Kidston où les imprimés typiquement britanniques font mon bonheur, et chez AllSaints, avec son superbe décor à base de vieilles machines à coudre. Dans les rues avoisinantes, les demeures blanches (ou colorées) sont splendides et on a diablement envie de faire partir des happy few qui ont le droit de rentrer dans les jardins privés, comme on les découvre notamment dans un de mes films préférés, Coup de Foudre à Notting Hill. Difficile de croire qu’à une époque pas si lointaine, le quartier était réputé « mal famé » tant il est aujourd’hui superbe (et, de fait, réservé aux riches Londoniens). Mais je reviendrai sur Notting Hill dans un billet à part, il y a tant à dire !

A suivre   « Balade londonienne #2 : de Hackney à Shoreditch » et  « Balade londonienne #3 : Osterley House & Park ».

Photos © Corinne Martin-Rozès
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