Une après-midi à la Malmaison

J’avais depuis longtemps envie de découvrir le château de Malmaison, dont le nom reste intimement lié à l’impératrice Joséphine. A moins d’une demi-heure de Versailles, c’est tout proche et pourtant, j’ai mis du temps à mettre mon projet à exécution, peut-être parce que la cité royale agit comme un aimant, allez savoir. C’est aujourd’hui chose faite et, même si à quelques jours près j’ai manqué la floraison de la roseraie, je suis ravie de cette découverte.

 

Un peu d’histoire pour commencer. C’est en avril 1799 les époux Bonaparte deviennent propriétaires du château de Malmaison. De 1800 à 1802, le lieu devient (avec les Tuileries) le siège du gouvernement de la France, où les ministres du Consulat se réunissent fréquemment. Et même si, à l’automne 1802, le consul et sa famille s’installent Saint-Cloud, Joséphine revient souvent à la Malmaison pour aménager et agrandir le domaine. Après le divorce, en 1809, l’Empereur lui donne cette propriété avec toutes ses collections et c’est dans ces murs que Joséphine rend son dernier souffle, le 29 mai 1814. Son fils, le prince Eugène, en hérite mais sa veuve cède Malmaison en 1828 au banquier suédois Jonas Hagerman. En 1842, la reine Christine d’Espagne, veuve du roi Ferdinand VII, l’acquiert pour en faire sa résidence, avant de le revendre en 1861 à Napoléon III, le petit-fils de Joséphine. Endommagé par les combats de la guerre de 1870, puis par l’installation d’une caserne dans le château, le domaine est vendu en 1877 par l’Etat à un marchand de biens qui lotit le parc peu à peu. En 1896, Daniel Iffla dit Osiris, mécène et philanthrope, achète le château avec son parc et l’offre à l’Etat en 1903. Un musée y est ouvert en 1905.

 

 

Versailles/Rueil : un sacré contraste !

Lorsque l’on est habitué aux ors de Versailles, visiter la Malmaison constitue un choc esthétique. Moins d’ostentation ici, des lignes pures et un style plus dépouillé. Enfin, globalement, car certains ornements sont tout de même un peu lourds : on comprend par exemple que l’Impératrice ait préféré dormir dans la petite chambre « ordinaire » qui jouxte sa chambre officielle. En ce qui me concerne, j’ai craqué pour certaines pièces de mobilier, en particulier les fabuleuses banquettes du salon de musique, exécutées par Jacob-Frères vers 1800. La taille humaine du château fait aussi partie de ses charmes : la visite est courte, une quinzaine de pièces tout au plus, au fil desquelles je vous invite à une petite balade en photos. Mon seul regret : être venue un poil trop tôt dans la saison pour visiter la roseraie. Car Joséphine adorait les plantes, et avait fait de son parc un véritable jardin botanique. Aujourd’hui, il n’en reste qu’une petite partie, dont cette fameuse roseraie riche d’espèces anciennes, qui fleurit à la fin du mois de mai.

Pour toute information complémentaire,

visitez le site du château de Malmaison en cliquant ci-dessous.

Homepage site Malmaison

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